Histoire de la Musique

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Introduction :

La naissance des musiques afro-américaines :

Ce sont à la fois des musiques populaires, et les musiques qui se sont le plus implantées dans les pays occidentaux. Ce sont des langages familiers.

Le terme ‘afro-américain’ a remplacé le terme plus ancien ‘négro-américain’ fait l’objet de débats houleux depuis plusieurs décennies. Pour certains, c’est encore trop péjoratif (le terme africain devrait être aussi long que le terme américain, donnant ainsi le terme africain-américain).

Le contexte politique et culturel aux XVIIe et XVIIIe siècles (l’esclavagisme) :

On ne verra que les musiques afro-américaines du nord. En 1619, un premier bateau accoste en Virginie et débarque une vingtaine d’esclaves. L’histoire de la musique afro-américaine est parallèle à l’histoire de l’esclavagisme. C’est, au niveau chronologique, l’équivalent de l’époque baroque. L’esclavagisme débute à peu près en même temps que le règne de Louis XIII. Au moment où il monte sur le trône, les Provinces Unies forment un centre économique important, un laboratoire du capitalisme. Dans les premières décennies du XVIIe siècle, la ville qui sera le principal pôle économique de l’Europe est Amsterdam. Auparavant, c’était Venise, et Anvers ; par la suite, ce sera Londres. Quand on parle de l’esclavagisme, la base de cet aspect de la civilisation européenne est un aspect économique. Le système politique qui va justifier cet esclavagisme est le mercantilisme. Il est pratiqué par toutes les grandes nations esclavagistes : Espagne, Portugal, Hollande, Angleterre et France. Les pays concernés essayent d’importer un minimum de matières premières, d’exporter un maximum de produits fabriqués. Il faut donc que les produits viennent de quelque part : les grands pays esclavagistes vont avoir leurs propres colonies (importation minimum). Elles vont lui fournir les produits qui n’existent pas chez elle à des prix dérisoires. Dans les colonies, on développe des produits qui ne se cultivent pas en Europe (canne à sucre, café, cacao, tabac, coton, riz, etc). Les seules personnes qui supportent les climats où on cultive ces produits sont les noirs. C’est ce qui va justifier en grande partie l’esclavagisme.

Le mercantilisme sera à l’origine d’un commerce triangulaire :

1) Une série d’armateurs, les négriers, quittent les ports d’Europe (France, Portugal et Angleterre pour l’essentiel). Ils sont chargés de produits de peu de valeur pour les européens (verroterie, alcool, poudre, etc). Ils descendent dans la corne de l’Afrique pour échanger, contre leurs produits, des esclaves aux chefs de tribus locaux. Les blancs vont rarement chercher les esclaves eux-mêmes : les tribus en guerre font des prisonniers, qui sont revendus comme esclaves aux européens. Ils les rassemblent sur l’île de Gorée, au large du Sénégal. Ils sont ‘stockés’ en attendant d’être envoyés vers le nouveau monde. Ils font l’objet d’un tri linguistique, pour éviter qu’ils communiquent (pour ne pas avoir de révoltes).

2) Les esclaves sont expédiés vers l’Amérique, par bateau, et revendus depuis le Brésil jusqu’en Amérique du Nord. Ce commerce existe plus tôt en Amérique du sud (à partir de 1619 pour l’Amérique du Nord).

3) Une fois que les négriers ont vidé leurs cargaisons, ils vont emporter les produits finis des colonies pour les ramener en Europe.

La région d’où proviennent les esclaves comprend une vingtaine ou une trentaine de tribus principales, comme les Yoroubas, Fons, Peuls, Ashanti, Fanti, etc. Le Brooks est un négrier, conçut pour transporter 450 esclaves ; mais on sait qu’il en a intégré jusqu’à 750. Les esclaves ignorent ce qu’il va leur arriver : leur crainte principale est d’être mangés. La mortalité est importante (15%) sur ces bateaux. Mais les blancs qui participent aux traversées, ou les réfugiés blancs partis vivre en Amérique, meurent dans des proportions plus importantes. La mortalité nourrit l’esclavagisme.

Le premier témoignage que l’on possède provient du journal d’un hollandais, John Rolfs. Il écrit en 1619 : “Vers la fin du mois d’août, un navire de guerre hollandais arriva et nous vendit vingt nègres”.

Cet apport de main d’oeuvre va se poursuivre pendant deux siècles. Il faut donc attendre, pour l’abolition de l’esclavage, l’année 1807. Mais l’importation des esclaves en fraude se prolongera jusqu’en 1861 (Guerre civile). On estime qu’au cours de ces deux siècles, un peu plus d’un demi million d’esclaves ont été emmenés en Amérique. La moitié est envoyée entre 1730 et 1775. Pendant deux siècles, le flux d’arrivée est continu. Certaines traditions culturelles, et donc musicales, ont pu se perpétuer. Ça permet d’expliquer pourquoi la région du Mississipi et celle de la Géorgie vont être aussi impliquées dans le développement du blues, du jazz, des musiques religieuses, puis du rock.

Quand un navire arrive, à l’époque, un avis est publié dans le journal. Les navires restent en quarantaine pour vérifier qu’il n’y a pas d’épidémie. Fréquemment, les esclaves sont ‘respectés’ : c’est une marchandise chère, et pour des raisons économiques, on essaye de les maintenir en vie le plus longtemps possible.

Les pratiques musicales en Amérique du Nord aux XVIIe et XVIIIe siècles :

Rétention de pratiques africaines :

On connaît mal les pratiques des esclaves. Ils n’étaient pas respectés en tant qu’humains, ils l’étaient encore moins en tant qu’artistes. Jusqu’au XIXe siècle, on a principalement des commentaires de voyageurs. Ils s’étonnent, en visitant les plantations, de la musique qu’on y pratique. Ce qui les étonne, c’est que :

- Les musiques vocales sont des musiques responsoriales. C’est ce qu’on appelle “l’appel et réponse”. Une bonne partie des pratiques du rock fonctionnent toujours sur base de ce principe. On a un soliste et un choeur qui s’échangent des répliques. Dans la plupart des cas, le soliste improvise des sortes de couplets, qui se rapportent au contexte de la vie quotidienne. Le choeur, lui, chante des refrains immuables. En 1770, un voyageur à la Barbade essaye de transposer ce qu’il a entendu. Il explique que les noirs chantent pendant qu’ils travaillent.

- Les timbres de voix sont impurs, râpeux, parfois aigus et criards. Ils sont décriés : pour beaucoup de voyageurs, c’est une raison supplémentaire de les considérer comme des sous-hommes. Richard Jobson, dans un témoignage de 1623 (Virginie) compare ces hommes à des innocents dans leur manière de chanter.

- Les instruments utilisés sont curieux. Ils comprennent des instruments à cordes : des sortes de harpes, de lyres, d’arcs musicaux (le plus important). Ils comprennent également des instruments à vents. Mais ce qui impressionne le plus les voyageurs, ce sont les tambours. Il y a d’emblée toute une série de tambours à peaux et à fentes (de toutes les formes et de toutes les tailles). Il y a aussi beaucoup d’instruments à percussion (crécelles, gongs, etc). Il y a enfin des instruments à clavier, comme le thumb-piano ou le xylophone (balafon à l’époque). Le thumb-piano ressemble à un piège à souris. Ce n’est pas très élaboré, mais ça reste un instrument mélodique. Les voyageurs s’étonnent que les percussions soient les instruments les plus mis en valeur.

- La plupart des sources indiquent que deux ou plusieurs rythmes sont souvent joués en même temps. Chaque type de rythme semblait associé à un instrument particulier.

Comment ces traditions ont-elles pu se maintenir aussi longtemps en Amérique du Nord, alors que les propriétaires craignaient que par leur chant, les africains puissent communiquer entre eux et former des révoltes ?

Il y a plusieurs réponses. Dans certaines régions, les esclaves pouvaient avoir leurs propres fêtes, qu’ils modelaient sur les fêtes des blancs. De plus, les noirs pouvaient avoir à certains moments des sortes de jours de congé. Ces jours permettaient, dans les villes en tous cas, de se rassembler. Ces répertoires ont fortement évoluer, et il est difficile de savoir ce qui reste typiquement africain.

Ces répertoires ont pour la plupart disparu, par acculturation. Il y a une exception, qui nous permet d’entendre certaines rétentions de pratiques africaines : les Georgia Sea Island Songs. C’est un chapelet de petites îles au large de la Floride, la plus grande d’entre elles étant en face de la ville de Charleston. On y trouve de très grandes plantations. À cause du climat très chaud et humide, les blancs y allaient peu souvent. C’était une sorte de prison à ciel ouvert. Les noirs sur cette île ont vécu dans une relative autarcie, et ils ont développé leur propre culture, où la langue est sorte de créole mélangé à l’anglais et à l’africain. La musique y gardait de nombreux liens avec l’Afrique, jusqu’à la seconde guerre mondiale. Après la Guerre civile, les esclaves sont parfois restés sur l’île, ou sont allés s’y installer. La tradition a donc perduré jusque dans les années 60. Des enregistrements ont été fait dans les années 30 et à la fin des années 50. L’homme qui s’est en chargé est Allan Lomax. Il travaille pour la Library of Congress. À partir des années 30, il est mandaté pour faire des field recordings. Il enregistre des traditions populaires encore vivaces. L’immense majorité de ce qu’il enregistre est de la musique de blancs, mais il y a aussi des groupes noirs.

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