Alphonse De Lamartine

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Domeniu: Franceza

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Né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869 est un poète, romancier, dramaturge français, ainsi qu'un homme politique qui participa à la Révolution de février 1848 et proclama la Deuxième République. Il est l'une des grandes figures du romantisme en France.

Le poème est lié à des circonstances précises, Lamartine isolant un moment de son existence qui a eu une importance considérable, composant un poème pour que ce moment ne soit pas oublié, employant une prosodie stricte pour que ceux qui répèteraient ce poème ne le transforment pas, ne le déforment pas.

Mais le poème est nourri aussi de réminiscences littéraires, en particulier le souvenir de la promenade sur le lac que font Julie d’Étange et Saint-Preux, les héros beaux, diserts, brumeux et déchirés de “La nouvelle Héloïse”, de Jean-Jacques Rousseau, renonçant dans les larmes et les horizons vaporeux aux plaisirs de la chair après y avoir succombé.

Mais, à l'occasion de son aventure personnelle, évoquée avec une extrême discrétion, Lamartine a trouvé des accents d'une humanité si profonde, d'une sincérité si poignante pour exprimer son angoisse devant la fuite du temps, et son désir d'éterniser cet amour au moins par le souvenir, que “Le lac” est devenu le poème immortel de l'inquiétude humaine devant le destin, de l'élan vers le bonheur et de l'amour éphémère aspirant à l'éternité.

Le poète passe par toute une succession d’idées et de sentiments qu’on peut ramener à quatre étapes, le passage de l'une à l'autre étant parfaitement justifié :

1- l’évocation du bonheur perdu (1-20) sur un ton élégiaque ;

2- la protestation épicurienne d’Elvire (21-36) sur un ton passionné ;

3- la méditation philosophique du poète (37-48) sur un ton véhément ;

4- l’effusion lyrique (49-64) sur un ton déclamatoire.

Le poème est formé de seize quatrains comportant, les uns, trois alexandrins et un hexasyllabe, d’autres, l’alternance d’un alexandrin et d’un hexasyllabe. Les vers plus courts (donc allongés car chaque vers doit recevoir le même souffle) étant plus chargés d’émotion, le premier genre de strophes est élégiaque, le second l’est doublement. La rime est croisée avec alternance d'une rime féminine et d’une rime masculine.

Dans les quatre premières strophes, la vie de l’être humain est présentée comme éphèmère face à l’éternité du lac, et le bonheur apparaît réduit dans le souvenir.

Aux vers 1 et 2, «poussés», «emportés», traduisent l’idée romantique de l’être humain jouet de la volonté divine, des éléments et des événements. Une variante du vers 2, «Sans pouvoir rien faire, entraînés », montre que le poète est passé d’une expression abstraite, sèche, froide, à une image évocatrice et simple.

La première strophe file, avec «rivages», «océan», «ancre», une métaphore nautique qui s’explique parce que c’est un lac, un milieu liquide, qui est le lieu privilégié de l’inspiration de ce poème. Elle est poursuivie aux vers 35 et 45-46. Elle renouvelle le thème de la fuite du temps, retournant l’expression habituelle, «le temps passe» ; en réalité, ce sont les humains qui passent. Ici, ce n’est donc plus le temps qui fuit, mais l’être hiumain qui fuit sur un temps immobile puisqu’il s’agit au fond de l’éternité.

La deuxième strophe, marquée d’éléments élégiaques («à peine», «flots chéris», «elle devait revoir», «seul»), commence par une invocation qui est une survivance de la rhétorique classique mais imprime un rythme oratoire. «Carrière» désigne, dans son sens classique, un terrain de course, et, en effet, il y a un an que les amants se sont séparés. Le lac est personnifié par le poète qui s’adresse à lui en le tutoyant. Cette pierre existe : elle constitue même ce qu’on appelle le Site Lamartine, près du Bourget.

À la troisième strophe, la répétition d'«ainsi» n’est pas une maladresse : c’est une insistance sur le fait que le décor n'a pas changé, que le paysage a un caractère immuable, ce qui fait d’autant plus souffrir le poète dont le paysage intérieur n’est plus le même : heureux devant ce même lac, il est aujourd’hui malheureux. Le lac «mugissais» : il est vu comme une sorte d’immense animal, le contraste étant alors d’autant plus fort avec cette amante idéale, cet être littéralement divinisé dont ne peuvent être évoqués que les «pieds» qui sont «adorés», qui ne reçoivent que de l'écume, par quelque analogie avec les pieds de la Vierge Marie repoussant le serpent. Elle n’est d’ailleurs évoquée jamais qu’avec une grande discrétion : «elle» (6), «la» (6 8), «ses pieds» (12), «la voix» (19). On assiste, au vers 10, à une union dramatique du lac et des roches

À la quatrième strophe commence le rappel d’un événement particulier, d’un moment particulièrement heureux qu’ont vécu les deux amants auquel, par le «t'en souvient-il?», forme impersonnelle, est sollicitée la participation du lac. Les deux amants firent une promenade en barque sur le lac, occasion peut-être de goûter une solitude propice à leur amour adultère. Le «silence» rappelle celui dont parla Rousseau : «Nous gardions un profond silence. Le bruit égal et mesuré des rames m’’excitait à rêver» (“La nouvelle Héloïse”). Or ce «bruit égal et mesuré», Lamartine le rend bien par un alexandrin coupé en quatre groupes de trois syllabes, créant une alternance régulière de syllabes sonores et de syllabes atones. De cette strophe se dégage une impression d’intimité («soir», «t’en souvient-il?») et de perfection dans le bonheur (silence de deux âmes en parfait accord, calme du lac et calme des amants autour desquels règne la même sérénité, les autres barques devant porter d’autres amoureux). Il faut, dans «harmonieux», respecter la diérèse pour que la métrique de l'hémistiche soit justee.

Elvire étant, pour le poète, un être supraterrestre, sa voix a «des accents inconnus à la terre», qui ont pour effet de «charmer» (mot qui a son sens classique : «soumettre à un enchantement»), le «rivage», «le flot». Cet être supraterrestre «laisse tomber des mots», ce qui marque sa supériorité mieux que ce que le poète avait d’abord écrit : «Chanta ces tristes mots». La variante peut se justifier aussi par le fait que Julie était trop faible pour chanter et par la contradiction qu’il y avait entre «chanta» et «tristes».

À la sixième strophe commence ce qu’on appelle communément “Le chant d’Elvire” (encore que ce nom ne se trouve pas dans le poème, mais ailleurs dans le recueil). L’ardeur épicurienne de la jeune femme est marquée d’emblée, dans le vocabulaire, par l’invocation «ô temps» (terme général opposé à «heures», temps particulier), le qualificatif «propices» (au sens classique de «favorables») attaché aux «heures», les mots «savourer», «délices», «les plus beaux de nos jours» («les jours les plus beaux que nous ayons à vivre») ; dans le rythme, par les coupes nombreuses et expressives qui rendent le caractère haletant des invocations, des suppliques, l’enjambement «délices / Des plus beaux de nos jours», ces derniers mots, du fait qu’ils sont monosyllabiques, acquérant de l’emphase.

«Ô temps, suspends ton vol» aurait été emprunté par Lamartine au méconnu Antoine-Léonard Thomas, poète de seconde zone et familier du salon de Mme de Staël. Ce souhait de la suspension du temps dans le cas des heures «propices» est justifié. Dans les strophes du “Chant d’Elvire”, le décalage expressif se fait d’un vers à l’autre, les vers courts contenant les mots les plus pressants, ceux sur lesquels le poète insiste. Et les mots importants sont à des places privilégiées : à la rime ou à l’hémistiche.

À la septième strophe, apparaissent d’abord les malheureux qui aspirent à la mort, à l'accélération du temps. La supplique du vers 26 est rendue plus pressante par la répétition. Les «soins», ce sont «les soucis» qui attristent la vie ; autant donc l’écourter par ce raisonnement implicite : puisqu’ils ont des soucis, enlevez-leur leurs soucis en mettant fin à leur vie. Et le vers

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