Jean Racine

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En regard des trente-trois pièces de Corneille et des trente-quatre pièces de Molière, l’œuvre dramatique de Racine est peu abondante. Elle comprend douze pièces, réparties en trois genres : neuf tragédies profanes (‘’La Thébaïde’’, ‘’Alexandre le Grand’’, ‘’Andromaque’’, ‘’Britannicus’’, ‘’Bérénice’’, ‘’Bajazet’’, ‘’Mithridate’’, ‘’Iphigénie’’, ‘’Phèdre’’), deux tragédies sacrées (‘’Esther’’, ‘’Athalie’’), une comédie (‘’Les plaideurs’’), qu’il ne considéra que comme le divertissement d'une saison et dont le succès eut quelque chose de paradoxal. L'inspiration générale de son œuvre exclut les fantaisies du comique. S’il fut l'ami et le correspondant de La Fontaine et de Boileau, c'est qu'il trouvait dans leur sensibilité et dans leurs vers, à côté d'exigences esthétiques proches des siennes, Ie sens de I'humour et I'esprit de juste mesure qui lui manquaient. Il faut donc s’intéresser à l’auteur de tragédies.

SA CONCEPTION DE LA TRAGÉDIE

Sans doute parce qu'il ne pouvait s'en saisir consciemment, Racine n’explicita jamais sa vision tragique. Il ne I'exprima que métaphoriquement dans des fictions dramatiques.

Il eut à se situer par rapport à une tragédie classique dont la définition bien établie lui convenait parfaitement, mais qui avait été appliquée par ses prédécesseurs et ses rivaux de façons héroïque ou galante. Il s’en dissocia par le choix de ses sujets, par son retour au tragique selon les Anciens, par les conflits qu’il privilégia, par une technique dramatique qui lui permit, en respectant les règles de la tragédie classique, d’établir un schéma type et un déroulement type.

La définition de la tragédie classique

Au moment où Racine débuta, la doctrine classique de la tragédie était entièrement et fortement fixée, et il était possible, à I ‘aide de la ‘’Pratique du théâtre’’ de I'abbé d'Aubignac (1657) et des ‘’Discours’’ de Corneille (1660), de donner une définition minimale de ce genre noble.

C’était un spectacle dramatique :

- dont le texte était constitué de vers qui étaient généralement des alexandrins ;

- dont le sujet devait être une grande action empruntée à la mythologie ou à l’Histoire, en excluant I'Histoire proche, l'éloignement seul pouvant entraîner Ia «révérence» du lecteur ou du spectateur, et I'Histoire sacrée, le genre tragique, si élevé qu'il était dans la hiérarchie littéraire, demeurant un genre profane, et toute représentation théâtrale un divertissement ;

- qui représentait une action grande et sérieuse entre des personnages illustres (des demi-dieux, des rois, des princes, des grands hommes), soumis à des périls, au risque d’une chute d’autant plus dure que leur élévation avait été grande ;

- qui devait mettre en présence d’un problème unique, résolu en un même lieu et en vingt-quatre heures, capable d’exciter la terreur et la pitié, deux mouvements contraires, l’un incitant les spectateurs à fuir le théâtre, l’autre qui les ferait aller vers la scène au secours des personnages dont on connaît la destinée, alors qu'ils I'ignorent encore eux-mêmes ;

- qui ne devait choquer ni les principes de la vraisemblance (qui permet I'adhésion intellectuelle) ni ceux de la bienséance (qui permet I'adhésion de la sensibilité) ;

- tout cela en passant par une exposition (où devaient être présentés les principaux personnages et les éléments essentiels de la situation), un déroulement (qui devait être continu à I'intérieur de chacun des actes, et d’un acte à l’autre, pour que l’intérêt ne faiblisse pas) et un dénouement (qui devait être un événement funeste, un heureux revirement pouvant toutefois mettre fin au péril in extremis).

La technique dramatique

Racine ne formula pas un exposé théorique rigide, se contenta de réagir dans les préfaces de ses pièces aux attaques qu’il subissait. Et toutes ses tragédies ne se conforment pas strictement aux principes esthétiques qui y furent indiqués. Il reste que, dans la première préface de ‘’Britannicus’’, opposant son art à celui de Corneille, il donna une nette définition de son idéal dramatique : «Une action simple, chargée de peu de matière, telle que doit être une action qui se passe en un seul jour, et qui, s’avançant par degrés vers sa fin, n'est soutenue que par Ies intérêts, les sentiments et les passions des personnages.»

La simplicité de l’action.

En voulant «une action simple, chargée de peu de matière», Racine condamnait, au nom du naturel, le goût des intrigues complexes et même embrouillées, comportant un grand nombre d’évènements et de péripéties qui faisaient rebondir I'action qu’affichait Corneille surtout dans les tragédies de sa vieillesse. Il promouvait une esthétique dépouillée de tout ornement factice, de tout élément superflu, suivant d’ailleurs en cela un mouvement général à l’époque : aux romans-fleuves on préférait désormais les nouvelles et de courts romans. De nouveau dans la préface de ‘’Bérénice’’, il se félicita d'avoir un sujet «extrêmement simple», affirma que cette simplicité était «fort du goût des Anciens. Car c'est un des premiers préceptes qu'ils nous ont laissés [ ]. Et il ne faut point croire que cette règle ne soit fondée que sur la fantaisie de ceux qui I'ont faite. Il n'y a que le vraisemblable qui touche dans la tragédie. Et quelle vraisemblance y a-t-il qu’il arrive en un jour une multitude de choses qui pourraient à peine arriver en plusieurs semaines? Il y en a qui pensent que cette simplicité est une marque de peu d'invention. Ils ne songent pas qu'au contraire toute l'invention consiste à faire quelque chose de rien, et que tout ce grand nombre d'incidents a toujours été le refuge des poètes qui ne sentaient dans leur génie ni assez d'abondance ni assez de force pour attacher durant cinq actes leurs spectateurs par une action simple, soutenue de la violence des passions, de Ia beauté des sentiments et de l'élégance de I'expression.»

‘’Bérénice’’ aurait été une œuvre de commande. Selon le fils de Racine, Louis (‘’Mémoire sur la vie et les œuvres de Jean Racine’’), le dramaturge n’avait pas choisi le sujet : Henriette d’Angleterre, l'épouse du frère de Louis XIV, à qui il avait dédié ‘’Andromaque’’, le lui aurait secrètement suggéré, «lui avait fait promettre qu’il le traiterait ; et comme courtisan, il s’était engagé.» Elle aurait vu dans ce sujet quelque rapport avec sa propre conduite (comme avec celle de Marie Mancini, dont elle avait été l'amie d'enfance, étant restée très liée avec elle) et celle du roi, lors de I'attachement qui les inclina l'un vers I'autre, mais que, pour des raisons politiques, le mariage ne put couronner.

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