Mots Valises

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Domeniu: Franceza

Cuprins

Introduction p.1
I. Définitions. Origines p.3
II. Les mots-valises : un phénomène complexe de création lexicale pp.4-8
2.1. Mais qu'est-ce que donc le mot-valise ? p.4
2.2. Création des mots-valises p.5
2.2.1. Création par transformations p.5
2.2.2. Création par contraction et/ou par fusion p.6
2.2.3. Création par analogie et par transposition p.8
Chapitre II
I. Les aspects pp.8-10
1.1. Aspects morphosyntaxiques p.9
2.2. Aspects sémantiques p.9
2.2.1. Codage et décodage linguistiques p.9
2.2.2. Codage et décodage visuels p.10
2.2.3. Codage et décodage situationnels p.10
II. Structuration sémantique p.11
III. Traitement lexicographique p.11
IV. Motivation p.11
V. L’originalité des mots-valises p.14
1.Troncation et co-prédication p.14
2. Mots-valises et fantaisie verbale p.14
2.1. Les mots-valises : créations d’auteurs littéraires p.15
3. Traduction des mots-valises p.16
Conclusions p.19
Annexe p.20

Extras din document

Chapitre I

Introduction

“ La langue française n'est point fixée et ne se fixera point. ”

Victor Hugo

Au cours des siècles, les pays et les régimes changent, ils sont divers ; l'ethos, le site où vivent les hommes, varie, et le statut des humains aussi change selon les régimes et les croyances. Les mots, d'ailleurs, le révèlent. À condition de les prendre par leur peau, de les prendre par ce qui les isole et en fait des signes reconnaissables, différents des bruits et des chants d'oiseaux. Les mots ne sont pas de simples particules de phrases. Ces syllabes entremêlées ont un réel pouvoir. Les mots nous gouvernent, nous trahissent, nous blessent, nous réchauffent. Mais en aucun cas, ils ne laissent insensibles. La diversité des mots identifient la force expressive d’une langue. Toujours en processus de transformation, ils rendent la multitude des valeurs langagières.

Comme toute langue vivante, le français évolue. Mais cette évolution est beaucoup plus difficile à percevoir lorsqu'elle s'opère sous nos yeux. La langue est toujours en mouvement. Il ne se passe guère de jour sans que les oreilles ou les yeux ne soient titillés par un emploi particulier, un nouveau terme, une acception étrange, une prononciation particulière ou encore d'apparentes erreurs de syntaxe et des “ fautes ” d'orthographe. A première vue le mot éléphrant semble mal écrit, une apparente ‘faute’ d’orthographe. En fait, il ne désigne qu’un animal qui se trompe parfois mais qui est toujours très sincère (éléphant - franc) ! Le mot est le résultat d’une combinaison fantaisiste qui serve à créer les mots-valises. Il est important de les étudier car en outre d’un jeu de langage, les mots-valises représentent un phénomène complexe de création lexicale. Leur formation est loin d’etre simple et uniforme. En fait, ces mots ouvrent une multitude de procédés combinatoires. Leur originalité mène à relever l’aspect morphosyntaxiques et sémantique, leur codage et décodage multiples. Le monde d’Internet detient, à son tour une valise pleine de mots-valises ouverte à tous ces utilisateurs!

Face à cette réalité, les mots-valises se font sentis dans le lexique de la langue et les traducteurs doivent mettre en valeur toute leur fantaisie et ingéniosité dans le processus de traduction !

I. Définitions. Origines

Parmi les modes de création lexicale habituels : l’enrichissement culturel des sens, l’apparition sans arret de mots nouveaux, la déformation de vocables existants par abréviation ou transformation suffixale, la lexicalisation, la dérivation, la composition et la siglaison, les mots-valises occupent une place originale. Ces mots représentent une réalité linguistique qu’on peut observer sur les murs des villes françaises, dans les couloirs du métro ou à la première page des journaux, parmi les différents jeux de langue auxquels se livrent publicitaires, journalistes et politiciens soucieux de retenir l'attention de leur public. Si nous prenons la définition du mot donnée dans le Trésor de la langue française (http://www.lexilogos.com/francais langue dictionnaires.htm), on lit : « Création verbale formée par le télescopage de deux (ou trois) mots existant dans la langue. Syn. mot-portemanteau (v. ce mot Rem.) ». Sous l’entrée porte-manteau (http://www.cnrtl.fr/etymologie/portemanteau) , nous lisons dans la rubrique d’étymologie et d’histoire que mot-porte-man- teau est un « calque de l’anglais portmanteau-word « mot-valise », composé des mots anglais portmanteau «valise» (emprunté au français) et word«mot» par référence à Lewis Carroll qui, dans son roman Through the looking-glass (A travers le miroir), 1872, a baptisé portmanteau une unité lexicale formée de la partie initiale d’un mot et de la partie finale d’un deuxième mot, en combinant leurs sens. Il a utilisé l'image du portmanteau pour montrer l'intérêt des mots télescopés : il suffit d'un seul mot pour dire deux choses à la fois. Les mots-portmanteaux sont devenus tant populaires en anglais ce siècle qu’ils comptent maintenant une proportion signifiante de mots nouveaux, particulièrement ceux qui dérivent des désignations de commerce et publicité. Dans ce cas, on a les exemples : Nixonomics (< Nixon + economics) qui fait spécialement allusion aux polices économiques du president Nixon du point de vue politiquement opposé et Reaganomics (< Reagan + economics) pour désigner et décrire les stratégies économiques du Président Ronald Reagan pendant 1980. De fait, en français, en 1547, porte-manteau est attesté avec le sens de « valise pour transporter des vêtements » et en 1571 avec le sens : « partie de l’équipement d’un cavalier, attaché au-devant de la selle, et renfermant des vêtements ». Le sens de « support auquel on suspend des vêtements » apparaît presque un siècle plus tard, en 1640. Lewis-Carroll, pseudonyme de Charles Lutnidge Dogson, mathématicien et logicien anglais (1832-1878), révérend de l’Église, qui était bègue et gaucher contrarié, a créé le mot, montrant bien que ce mode de création lexicale n’est pas spécifique au français : il est nommé en anglais aussi blend-words et, avec une nuance péjorative, en allemand Wortverschmelzung et en italien parole macedonica.

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